A family of five, travelling one year on a beatiful 33 years old boat, she's 45 foot long and we called her : Gytan.

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    Açores toujours et encore

    July 25, 2018

     

     

    Le 15 juin au soir Gytan arrive dans le port de Horta. Les côtes de l’île de Faial, du bateau, semblaient très vertes, bordées de falaises sombres et nous ont tout de suite fait penser à l’Irlande ou à la Bretagne.

    La ville de Horta nous séduit immédiatement. Tout y est propre et animé, les maisons blanches aux toits de tuile orange, les rues pavées, le Peter café sport et sa façade colorée. Même l’eau du port est nickel et nous ne résistons pas à un petit plongeon dès notre arrivée même si c’est interdit. 

    Nous retrouvons ensuite au Peter’s, fameux bistrot de navigateurs donc, d’autres équipages, à peine débarqués ou bien arrivés quelques jours plus tôt. Les Poupliers bien sûr, les Vegas que nous n’avions pas revus depuis la Guadeloupe, Ia Orana et les Dingo. Nous échangeons nos impressions de transat, très différentes selon les bateaux. Les Vega, loin d’avoir des conditions aussi tranquilles que les nôtres ont essuyé des pointes à plus de 45 noeuds de vent.

    Après l’apéro de retrouvailles, les équipages de Gytan et de Pouplier dînent au restaurant où les attendent une pierrade avec viandes et poissons grillés de l’île. La soirée se termine inévitablement au café sport où nous dégustons les gin tonic et Caipirinhas locales.

     

     

     

     

    Le lendemain, presque frais, après cette soirée de fin de transat, nous disons au revoir à nos équipiers, Hippolyte reprend l’avion et Nicolaï part visiter Faial par la route. Nous avons juste le temps de regarder ensemble le premier match de l’équipe de France.

    Nous profitons de ces quelques jours sans nos enfants pour ranger le bateau, faire les courses mais surtout pour sortir et nous balader dans l’île. Nous partons en excursion avec les Poupliers dans l’est de Faial, à l’assaut des falaises de Ribeirinha. Le chemin est indiqué comme facile, pourtant le dénivelé est tout de même assez important. Nous devons escalader une colline boisée, grâce à des marches très bien aménagée. La nature est luxuriante, composée de chênes verts et de fougères arborescentes. Tout en haut de la falaise la vue est magnifique.

    Nous nous remettons de nos émotions autour d’un burger, classique pour certains, et de la mer pour les plus aventureux avec du thon et du pain noir à l’encre de seiche, absolument délicieux au « Kabem todos », bonne adresse des Vega.

    Le lendemain les Poupliers récupèrent leurs enfants ramenés par les parents d’Agnès. Nous retrouvons tout le monde sur le ponton face au bateau des Dominique de Vega qui nous ont invités pour l’apéro. 

    Pour notre dernier soir, nous dînons chez Genuino, le premier açorien à avoir fait le tour du monde sur son bateau qui se trouve d’ailleurs dans le port d’Horta, autre bonne adresse des Dominique.

    Le restaurant semble complet mais Genuino nous accueille et nous demande par quel moyen de transport nous sommes arrivés dans l’île, avion ou bateau ? Notre réponse nous vaut immédiatement une table et nous avons le plaisir de déguster le poulpe grillé, spécialité du lieux accompagné d’un bon vin blanc de Pico.

     

    A notre arrivée de transat à Horta, il n’y avait aucune place dans le port. Nous nous étions donc mis à couple de Pouplier mais leur bateau étant très haut, le nôtre était du même coup difficile d’accès. Une place plus centrale s’étant libérée ensuite à côté de Ia Orana, le Sunkiss jumeau de Gytan nous décidons de nous déplacer et de les rejoindre.

     

    Le 19 juin, nous nous mettons en route pour l’aéroport chercher enfants et grands-parents. De la terrasse nous les apercevons descendre de l’avion. 

    Le lendemain les enfants ont le plaisir de retrouver leurs copains, Margaux et Timothée de Pouplier, Aurore, Xavier, Maxime et Augustin de Ia Orana et de faire faire la connaissance de nouveaux.

    Les Sea You dont nous avions suivi le blog se trouvent également à Horta et les enfants deviennent amis avec Robin, Marius et Émile ainsi qu’avec les enfants de Pen Gwen, Mélisse et Erell et ceux de  Soca, Armance et Cassandre qui deviennent les grandes copines d’Ysé. Tous les enfants se retrouvent sur l’espace verts du port pour jouer au foot ou au loup garou et nous ne les revoyons pas de la journée.

     

    Le surlendemain, Nous partons nous promener dans l’île avec mes parents et les enfants et nous rendons aux piscines naturelles de Varadouro. Des bassins y sont aménagés au creux des rochers et alimentés en continu par la mer qui les bordent. Nous nous baignons dans la plus grande piscine et les enfants s’amusent à plonger. Abel quand à lui préfère la petit bassin enfant plus à sa taille. Nous ne risquons pas à sauter du plongeoir qui donne directement sur la mer car celle-ci semble très agitée…

     

    Le vendredi, nous avons rendez-vous avec les Pouplier pour une promenade-découverte des baleines sur un bateau rapide.

    Notre guide Marc nous explique tout ce qu’il faut savoir des cétacés et à quelles périodes on peut les observer. Nous partons ensuite à la recherche des cachalots, présents en direction de l’île de Picot et repérés par des « guetteurs », placés sur des points stratégiques de la côte et capables d’identifier tous les types de baleines, leurs nombres, si ce sont des mâles ou des femelles… Un autre appareil, sorte de sonar est plongé dans l’eau par Pédro, chef de l’expédition, afin d’entendre les baleines et de repérer leur emplacement. Celles-ci sont protégées et nous devons garder une distance de cinquante mètre. Après quelques minutes à une vitesse rapide, à califourchon sur des boudins qui amortissent les secousses, nous apercevons nos premiers cachalots. Tout d’abord la mer semble former un sorte de cercle dans lequel l’eau est plus lisse, puis nous pouvons voir leur dos. Normalement les cétacés plongent tout au fond de la mer pour attraper les calmars dont ils se nourrissent, c’est le moment où on peut voir leur queue. Cependant ceux-ci ne semblent pas décidés à prendre leur élan vers les profondeurs. Nous rejoignons donc un autre groupe et enfin nous reconnaissons les signes annonciateurs du grand plongeon. Le cachalot commence par de petits sauts, nous voyons de mieux en mieux le haut de sa tête puis il bascule enfin et nous voyons son immense queue jaillir lentement des flots. Le spectacle est saisissant et nous avons la chance de le voir se reproduire plusieurs fois. 

     

    Un banc de dauphin passe nous rendre visite. Ils sont très rapides et bondissent de tout côté. Nous voyons même des petits avec leur mère. Nous n’en avions jamais vus autant en même temps ni ne pouvions imaginer qu’il y ait un si grand nombre de cachalots dans les parages. Tout ceci nous rassure un peu sur la santé de l’océan et de sa faune après une transat où nous avons peu péché mais vu tellement de détritus de toute sorte, de filets de bouées...

     

    Le soir nous organisons avec les Ia Orana un « apéro ponton » pendant lequel nous chantons des chants de marin et écoutons la musique de Yann de Dominao, à l’accordéon, de Vincent à la guitare et de Camille à la voix.

    Nous nous élançons même dans un cercle circacien pas forcément très académique mais assez déchaîné ! Nous referons souvent cette formule d’apéro avec canons à plusieurs voix, chants et musique. Aucun cockpit de bateau ne pouvant accueillir tout le monde.

     

    Nous avons une mission incontournable et périlleuse, faire un dessin de Gytan sur les pontons d’Horta. Il faut imaginer quelque chose, trouver un emplacement, récupérer à droite et à gauche les pots de peinture aux couleurs requises… 

     

     

     

     

    Mes parents décident de partir visiter Pico et de nous laisser à nos lourdes obligations afin de passer quelques jours la-bas. Peut être espèrent-ils aussi échapper aux traîtres apéros. Ils en reviendront complétement emballés par l’île et nous déciderons d’y aller à notre tour.

    Entre deux couches de peinture, nous visitons avec les Ia Orana le jardin botanique de l’île. Nous y apprenons plein de choses. Beaucoup d’espèces végétales ont été importées à différentes époques, comme les hydrangées, hortensias, les agapanthes qui poussent de façon insolente et feraient pâlir d’envie tout propriétaire de jardin breton. Des espèces endémiques de fleurs ont néanmoins besoin d’être protégées de toutes ces « mauvaises herbes » et des programmes de débroussaillage sont régulièrement entreprises pour leur laisser un peu de place. Tout semble pousser aux Açores. On y cultive l’orange, le fruit de la passion, le thé, le café et même des ananas, sous serre cependant et grâce a un processus très complexes. 

     

    Au retour de mes parents, nous dînons tous ensemble au restaurant la Poussada, dans le fort d’Horta. Nous sommes un peu déçus par les plats mais passons une très bonne soirée.

     

    Le lendemain mes parents gardent Abel afin que nous puissions faire une grande randonnée avec les enfants, le tour de la Caldeira.

    Malheureusement le temps est particulièrement couvert et nous ne verrons jamais l’intérieur du cratère. La photo plus bas témoigne de ce que nous aurions pu admirer sans cette brume épaisse au charme écossais très mystérieux.  La promenade est malgré tout très agréable et nous sommes ravis de pouvoir marcher sans porter Abel. 

     

     

    Nous faisons le tour de l’île en voiture et admirons les falaises volcaniques de l’est de l’île, somptueuses. De hautes formations minérales allant du gris au noir sont bordées par une mer émeraude.

    A notre retour une surprise nous attend, Guillaume a perdu son porte-monnaie pendant la balade, avec nos cartes bleues et d’autres choses assez utiles. 

     

    Le lendemain matin, Guillaume chausse ses baskets et repart faire le tour du volcan en trail, cette fois-ci mais bredouille. Si le portefeuille semble disparu, aucune éclaircie ne lui permet, en contre-partie, d’admirer le paysage.

    Mes parents partent pour Terceira d’où ils doivent reprendre leur avion et nous décidons d’aller à Pico avec les Ia Orana en ferry car il n’y a pas de mouillages la-bas et la marina est toute petite. Nous nous levons de bonne heure et partons à pied à l’embarcadère sous une pluie battante.

    Sur place, nous recevons un message de Pauline et Yann de Dominao. Alors qu’ils se promenaient en scooter à Faial, à la hauteur d’un « miradouro » où nous nous étions nous aussi arrêtés, ils sont tombés sur ce petit message. Le portefeuille était retrouvé parfaitement intact et déposé à la gendarmerie d’Horta. Un grand merci à K et I ou F ainsi qu’à Dominao. Je profite de cet épisode pour dire à quel point nous avons trouvé les gens sympas aux Açores. Nous serons toujours bien accueillis même et surtout avec des enfants.

     

    A Pico nous visitons les grottes le Las Torres, l'exploration desquelles se fait uniquement à la lampe électrique. L’histoire de leur formation nous rappelle celle de la grotte de Lanzarote, la Cuevas de Los Verdes. Un écoulement de lave sous-terraine a creusé la roche. L’extérieur s’est solidifié, formant les parois du tunnel tandis que la lave se déversait plus loin. Les formations minérales de lave durcie sont très belle. A la demande du guide nous éteignons toutes nos lumières et restons plongés dans le silence et l’obscurité. Cette expérience unique ne dure pas hélas, l’un des enfants, Augustin ou Abel on suppose s’amuse à faire clignoter sa lampe…

     

    Après la visite, nous nous promenons en voiture sur les petites routes de Pico, à travers un paysage sauvage et très vallonné, nous croisons des champs délimités par des petits murets de pierre noire. Nous nous arrêtons sur une terrasse sommet pour boire un café et admirer le paysage. Des piscines naturelles en contrebas nous font de l’oeil et Guillaume et moi nous baignons dans ces eaux fraîches et transparentes. 

     

    Après quoi nous partons nous promener dans le centre de l’île, montagneux, où se trouvent plusieurs lacs. Sur la route nous sommes chanceux, les nuages se dissipent et nous apercevons le sommet du Pico. Le paysage change constamment et nous avons l’impression de passer de la suisse à la savane africaine sans oublier les steppes de Patagonie. Nous nous arrêtons pour marcher un peu.

     

     

    Il nous reste à découvrir les vignes du sud de l’île. La route qui descend vers les vignes est bordée d’Hortensias magnifiques. Nous découvrons enfin le site. Chaque parcelle, délimitée par des murets de pierre volcanique et l’endroit est superbe.

     

    Il nous faut rendre les voitures et repartir c’est un peu la course et nous ne sommes pas loins de louper le bateau de 18h et d’attendre pour celui de 21h. Heureusement nous montons in extremis dans le premier ce qui était la meilleure chose à faire. En effet arrivés au Port d’Horta, nous découvrons que la mer est montée et que le vent s’engouffre dans la marina à une vitesse de 25 noeuds. 

    A peine arrivés sur Gytan, Amaury remonté lui aussi sur Ia Orana, m’appelle, une aussière d’amarrage est en train de se rompre. Quelques heures de plus à Pico et Gytan aurait pu s’en aller sans nous ! Nous mettons des morceaux de plastique pour protéger les amarres, les empêcher de raguer et sortons carrément le bout de remorquage afin d’assurer que Gytan ne quitte pas le port, entraînant Ia Orana avec lui. 

     

     

    Le lendemain nous assistons au spectacle du Ciné Seacus, que nous avions déjà eu le plaisir de voir à Carriacou, toujours aussi génial ! Pauline et Yann nous font bien rigoler et nous apprécions toujours autant leur super sélection de films d’animation.

     

    La famille de Laurent de Zanzibar, ami des Poupliers qu’ils avaient rencontrés au Sénégal arrive et nous faisons leur connaissance. Avec Bagatelle fraîchement arrivés de New York et Ia Orana nous retrouvons pour une soirée sur Gytan.

    Nous décidons de partir en compagnie des Ia Orana pour São Jorge, une île voisine.

     

    La petite vidéo résumé :

     

     

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