A family of five, travelling one year on a beatiful 33 years old boat, she's 45 foot long and we called her : Gytan.

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    De la Guadeloupe à la République Dominicaine

    April 9, 2018

     

    Sur notre route pour remonter vers les British Virgin Islands, nous étions arrivés à la Marina de Rivière Sens sur la Basse-Terre en Guadeloupe où nous avions retrouvé le groupe de bateaux copains Tamourés, Vega et Punch Coco. L’idée était d’y faire un gros plein de courses et de repartir ensuite vers le nord direction les BVI’s où il est plus compliqué de s’approvisionner. 

    Nous consultons la météo qui nous réserve une très mauvaise surprise ; les vents qui devaient nous pousser vers le nord se retrouvent contre nous du fait d’une dépression monstre au Nord des Caraïbes, très inhabituelle à cette saison, qui inverse totalement le cours des Alizés. Si nous parvenions à atteindre les îles vierges nous ne pourrions pas ensuite arriver à temps en République Dominicaine pour voir mes parents et ma belle-soeur, mon frère et mes neveux. En-effet, cette dépression génère également une très forte houle qui nous empêcherait de prendre la mer avant un bon moment.

     

    Après avoir tourné le problème dans tous les sens, nous ne voyons qu’une seule solution, aller directement en République Dominicaine en avion car il existe des vols directs depuis Pointe-A-Pitre jusqu’à Punta Cana. 

    Il nous reste quelques jours avant le vol et Gaston et Guillaume en profitent pour faire leur baptême de plongée. Gaston raconte son expérience :

     

    La plongée sous-marine de Gaston et de son Papa racontée par Gaston.

     

    Le jeudi 1er mars, Gaston et Guillaume sont allé faire de la plongée sous-marine avec bouteilles d’oxygène.

    Parmi les milliers de poissons qu’ils ont vu le poisson crapaud était le plus bizarre - jaune avec des yeux sur le dos avec un hameçon pour attraper ses proies. Il est en forme de crapaud mais on dirait du corail.

    Les murènes étaient curieuses et c’était amusant de jouer avec elles : le moniteur et moi la faisions bouger avec la baguette et la murène donnait de petits coups de tête sur le bâton. Nous avons vu deux murènes qui faisaient au moins un mètre.

    Les poissons lions sont les plus laids que je connaisse. Ils ont des piques dangereuses car elles sont empoisonnées.

    Les barracudas se sont approchés de nous tout près, puis ils sont repartis.

     

    Ce qui m’a le plus plu étaient les petites araignées de mer qui montent sur ma main et qui font des guilis mais aussi tout ce que les moniteurs m’ont appris :

    Il ne faut pas toucher les coraux car la sensation de brûlure peut durer un mois ou au moins quinze jours. 

    Un corail qui s’appelle le Cerveau peut guérir les brûlures des autres coraux en une seconde grâce à sa couche de protection que l’on peut prendre comme une crème.

    Ce qui était génial était qu’on entendait aussi le bruit des baleines.

    Tout cela m’a beaucoup plu et j’aimerais bien recommencer.

      

     

    Samedi matin du 3 mars : départ en République dominicaine.  

     

    Nous nous retrouvons avec des bagages légers dans un bus qui nous mène à l’aéroport des Abymes. Nous prenons un tout petit avion et atterrissons à Punta Cana, Mecque du tourisme, accompagnés de nombreux russes, français et américains.

    Un Taxi couleur locale avec Merengue à fond, ce qui nous met tout de suite dans l’ambiance, nous dépose dans un hôtel très impersonnel de Dominicus, un village rempli uniquement d’hôtels clubs. Nous avons en effet rendez vous le sur-lendemains avec la famille dans une grande maison à Bayahibe, la ville voisine. Le côté marrant de cette première étape est que tous les établissements, restaus, supérettes, épiceries, agences d’excursions sont tenus par des italiens. Nous dégustons d’ailleurs d’excellentes pizzas au feu de bois !

     

    Nous en profitons pour aller à la plage de Dominicus, lieu de réunion et de fête pour les dominicains, le dimanche, qui s’y retrouvent en famille avec pique-niques, bières et transistors. Ysé a aussi l’occasion de faire une ballade à cheval, cadeau pour son anniversaire, sans bombe, ni pantalon, ni chaussures.

    Le lundi matin nous prenons un guagua et partons pour la belle maison de Bayahibe. Nous longeons à pied le front de mer sans voir une seule construction ressemblant à celle que nous cherchons. Enfin, tout au bout, derrière un grand champ où les jeunes jouent au base-ball, nous apercevons la palissade d’une grande villa. Nous sommes accueillis par nos hôtes Mélido et Fifa. La maison est magnifique tout en bois et en pierre, entièrement ouverte et tournée sur le jardin qui descend vers la mer. Différents espaces sont aménagés et nous promettent des soirées bien sympas. Un petit salon avec un billard, derrière la piscine ; une table ronde avec un banc qui encerclent un vieil arbre dans le jardin face au rivage.

    Les parents et cousins arrivent le soir même et nous sommes ravis de nous retrouver.

     

     

    Bayahibe située en face de l’Isla Saona qui fait partie du Parc national Del Este est le point de départ pour les excursions dans l’île. Nous décidons de tenter l’aventure car Saona semble promettre un paradis sauvage et immaculé.

    Nous ne serons pas déçus ! Nous nous retrouvons avec des milliers de touristes qui attendent comme nous sur la plage le bateau qui doit les emmener sur les « grands » catamarans en partance pour l’île. En fait nous nous retrouverons à plus de cinquante sur un cata qui ne devrait en accueillir que la moitié au grand maximum. Des russes, beaucoup mais aussi des dominicains, des asiatiques, se préparent à embarquer pour cette journée très particulière. Une fois à bord, la fête commence ! Il n’est pas 11 heures mais déjà le rhum-coca coule à flot. L’animation est assurée par des danseuses membres du crew et par un mousse déguisé en pirate des Caraïbes, Jack Sparrow en personne qui plaît beaucoup aux enfants. Le volume sonore monte et l’équipage commence à remuer doucement sur des rythmes merengue entraînant les passagers dans son sillage. Mon père est invité par une jeune et jolie dominicaine et improvise avec elle un rock ; ma maman, Ysé, Rita et moi sommes emportées dans une sorte de chenille-salsa suivie d’une choré sur « Despasito ». 

    Si nous n’avons pas le look adéquat - maillots très échancrés et formes assorties, casquettes et chaînes en or - qu’il faudrait pour nous intégrer parfaitement dans le décor nous profitons bien du spectacle ! Arrivés sur l’île où nous espérions être enfin tranquilles, nous sommes accueillis dans l’euphorie par les hordes déjà sur place, très occupées à se montrer et à prendre des poses sur les palmiers.

    Pour le retour, nous choisissons de ne pas repartir sur le catamaran mais de prendre le bateau rapide qui longe la côte, épuisés mais conscients d’avoir vécu un moment inoubliable !

     

    Nous passons six jours très agréables dans la maison où nous nous reposons, après cette expérience. 

    Pas de courses, de vaisselle de cuisine mais les petits plats délicieux de Fifa. Nous faisons quelques promenades, allons nous baigner sur une jolie plage juste à côté ou restons à faire des concours de saltos dans la piscine et des batailles de matelas gonflables pour les cousins. Le soir nous faisons quelques parties de billards, en dégustant des ti-punchs aux maracujas.

     

    Le samedi suivant nous partons pour Saint-Domingue où nous dormons une nuit dans un hôtel du quartier colonial. La ville est magnifique, riche de palais comme celui du fils de Christophe Colomb et de beaux édifices comme le Panthéon et la première église d’Amérique.

     

     

     

     

    Le soir de notre arrivée nous partons nous promener et rencontrons quelques groupes d’adultes et d’enfants déguisées, nous les suivons jusqu’au boulevard qui longe la mer et avons la surprise de tomber sur une foule immense est colorée. C’est Carnaval ! La variété des costumes, leur beauté et leur originalité nous impressionnent et nous restons un bon moment à passer de groupe en groupe. Nous voyons beaucoup de très beaux masques de diables d’inspirations asiatiques, appelés ici les Diablos Cojuelos. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De Saint-Domingue nous nous rendons à la gare routière et prenons un bus jusqu’à Las Terrenas tout au nord de la péninsule de Samana. Nous logeons dans un gîte sympa à l’intérieur des terres. Nous devons louer une voiture et choisissons une jeep dans laquelle nous tenons à 11 avec quelques enfants sur les genoux. Nous découvrons la plage de Las Terrenas, assez abîmée par la tempête de la semaine précédente, celle-là même qui nous aurait empêcher d’arriver sur l’île en bateau avec Gytan. Les eaux transparentes en temps normal nous semblent un peu troubles. Nous trouvons cependant un restau sympa les pieds dans le sable sur le Pueblo de Los Pescadores.

    Un ami d’amis de mon frère établi depuis plusieurs années en République Dominicaine nous recommande un lieu qui n’est mentionné dans aucun guide. Nous devons suivre une route de terre chaotique et roulons assez longtemps jusqu’à parvenir à un endroit qui nous semble être le bout du monde. La plage y est sauvage et plutôt déserte. Nous y trouvons un petit restaurant où nous sommes presque seuls.

    L’ami de mon frère venu nous rendre visite le soir même nous apportera pour nous les montrer, des vestiges trouvés sur place, des petites sculptures ressemblant à des masques réalisées par les indiens Taïnos, aujourd’hui complètement disparus.

     

    Le lendemain nous décidons de partir en excursion aux chutes d'eau d'El Limón. Arrivés sur place, nous sommes assaillis par les loueurs de chevaux. Nous décidons donc de prendre un cheval pour la promenade, puis deux, puis trois car tous les enfants veulent monter en selle. Pour atteindre les chutes il faut passer plusieurs gués les pieds dans l’eau, ce qui n’est pas facile avec Abel sur le dos. Heureusement notre guide et loueur prendra Abel par moments, entre Loup et lui sur le cheval. La promenade nous réserve de splendides panoramas sur les montagnes et la forêt. Les chutes sont impressionnantes mais il s’y déversent là aussi de nombreux groupes de touristes. 

     

     

     

     

     

     

    Pour le retour nous devons repasser par Punta Cana pour prendre notre vol. Un taxi nous dépose à Santa Barbara de Samana puis nous embarquons sur un bateau qui traverse la baie de Samana et nous dépose à Sabana de la Mar. De là il ne nous reste plus qu’à monter dans une voiture qui nous emmène directement à Punta Cana sans passer par Saint-Domingue. Après une nuit sur place il nous faut dire au-revoir à la famille et reprendre notre petit avion d’Air Antilles direction Pointe-à-Pitre. Nous aurons passé de vraies vacances et nous sentons bien reposés pour repartir vers d’autres aventures. Nous reviendrons sûrement en République Dominicaine car les habitants sont vraiment sympathiques et festifs mais nous éviterons les endroits trop touristiques pour visiter le centre et le nord…

     

     

     

     

     

     

        

     

     

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