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    Carnaval de Carriacou et remontée vers la Guadeloupe

    March 2, 2018

     

    Nous sommes de retour dans l'eau, mais la météo ne nous permet pas de partir. Nous devons attendre, avec le stress d'être en retard pour notre rendez-vous avec nos amis Claire et Guillaume ainsi que leurs enfants Thémis et Hector.

    Coincé pour coincé, avec nos amis de Dingo qui sont sortis de l'eau à leur tour, nous partons voir le carnaval de Carriacou à la capitale de l'île, Hillsborough.

     

    Ysé vous raconte son carnaval

    Le carnaval.

     

    Nous nous réveillons de bonne heure le matin pour nous rendre à Hillsborough pour voir le Carnaval.

    C’était la deuxième fois que j’assistais à un carnaval et j’avais très envie de le voir.

    Mon premier carnaval était en Guadeloupe. Ce Carnaval n’était pas comme celui du Brésil avec des chars. Tout le monde était habillé en blanc même ceux qui ne défilaient pas. Les femmes avaient des robes blanches avec de la dentelle à la fin de leur robe et sur les manches et les garçons habillés de pantalon et de chemises blanches. Ils ont ensuite célébré la mort de Vaval, le roi du carnaval. Vaval était un personnage empaillé dans un cadi du supermarché avec du lierre autour.  Nous avions eu l’information du lieu par George et Marie-Aimée des amis guadeloupéens de nos Grands-parents maternels.

     

    Le Carnaval de Carriacou

    Dès que nous sommes arrivés pourtant, j’ai été très surprise. Pourquoi, parce que les femmes n’arrêtaient pas de twerquer habillées bizarrement, notamment une femme en combinaison militaire ultra serrée. Les hommes étaient couverts de peinture noire, quelques garçons avec de la viande crue dans la bouche, des cornes de diables sur la tête et des chaînes autour du cou. Il ne fallait pas s’approcher d’eux sinon nous étions aussi recouverts de cette sorte d’huile noire.

     

     

    Tout ce qui dans ce carnaval m’a beaucoup amusée était une petite fille au visage recouvert de peinture bleue et qui avait à la main un petit pot de peinture orange et peignait les autres personnes avec. 

    Après nous avons reconnu un couple de voyageur sur leur bateau « Miam miam » qui nous avaient appris que tout à l’heure dans l’après-midi il y aurait un carnaval des enfants et des personnes plus âgées déguisées.

    Nous décidons donc de retourner à Hillsborough l'après-midi. Dès que nous arrivons là-bas je suis ravie du spectacle car  tous les enfants sont déguisés - les filles avec des jupettes multicolores et des tee shirts violets. Il y avait différents thèmes : Ali Baba, Blanche Neige, le petit chaperon rouge et le Chat botté. Pour le Petit Chaperon rouge, les dames avaient toutes une cape et un petit panier.       

     

    Petite histoire du Carnaval de Carriacou et des Caraïbes : Le Carnaval débute le lundi de la troisième semaine de février par "J'ouvert " (se prononce Juvé). Ce premier matin a lieu le "Jab Jab" - qui veut dire diable - diable dans un patois du français -  qui est une grande fête où tout le monde se déguise avec de grandes cornes, des ossements et même des morceaux de viande et se recouvre le corps d'une sorte de peinture noire. Cette tradition remonte au temps de l'esclavage à la fin du XVIIIe siècle, quand les noirs ne pouvaient participer aux bals costumés des blancs et avaient créé leur propre carnaval inspiré de leurs croyances et coutumes. Les carnavals des caraïbes tels qu'ils existent maintenant sont donc très ancrés dans les racines de ces îles. Quant à l'huile noire il est difficile d'en trouver l'origine, cela ferait référence à un événement historique à Trinidad, un soulèvement populaire pendant lequel les hommes se seraient recouverts de bitume ou de mélasse pour ne pas être reconnus... 

    Cette matinée de carnaval démarre après une nuit de fête. Nous nous sommes donc retrouvés à la fin d'une énorme after comme on peut le voir dans la vidéo. L'ambiance a donc un peu surpris les enfants. Il n'était pas facile d'avoir des informations sur le meilleur moment pour voir les défilés. Les copains qui nous ont renseigné commençaient seulement à comprendre le déroulement après quatre hivers passés sur l'île.

     

     

    La remontée

    Après trois jours au mouillage de Carriacou, une toute petite fenêtre météo s'ouvre. Nous partons aussitôt. Nous devons rejoindre la Guadeloupe en deux jours pour pouvoir ensuite être à temps aux British Virgin Islands (BVI) où nous devons retrouver nos amis Claire, Guillaume et leurs enfants Thémis et Hector. Ils viennent spécialement de Paris pour venir passer quelques jours à bord.

    La météo prévoyait vingt à vingt-cinq noeuds de vent et des vagues de un mètres cinquante, nous avons plutôt vingt-cinq à trente noeuds dans une mer hachée de deux mètres environ. Mais le plus dur est l'orientation du vent, Nord-Est, nous sommes au près très serré. Nous naviguons toute la journée mais après huit heures, le vent tourne encore plus dans le nord et nous écarte de la route directe. Nous virons pour faire halte sur l'île de Canouan toute proche. Le lendemain, le vent souffle encore plus fort, nous décidons d'attendre une journée au mouillage avant de repartir.

    Quant nous reprenons la mer, le vent est un peu moins fort, mais les vagues restent grosses et rapprochées. Nous allons de Canouan à Sainte Lucie, où nous mouillons à minuit épuisés.

    Le lendemain nous repartons à l'aube, nous commençons à être en retard pour notre rendez-vous. Il nous faut faire un gros avitaillement sur l'une des îles française car après tout coûte très cher. Nous décidons de nous arrêter au Marin en Martinique, quand nous sommes à portée de réseau, nous appelons le bureau du port et nous réservons une place pour la nuit. Nous retrouvons nos amis de Pouplier qui sont là pour récupérer des amis. Nos enfants passent l'après-midi sur leur catamaran. Pendant que nous partons faire les courses au supermarché du coin avec leur annexe. Merci Agnès et Fabien ! Le dimanche, nous finissons l'avitaillement le matin puis partons mouiller dans le trou anticyclone à côté de nos amis de Belorch' arrivés la veille. Nous contactons Claire et Guillaume et leur conseillons de trouver un hôtel ou une location aux BVI, en nous attendant, nous avons toujours espoir d'y arriver avec seulement quelques jours de retard.

    Nous remontons l'ancre en direction de l'anse d'Arlet, pour continuer d'avancer, le vent souffle encore très fort. Nous continuons le lendemain vers Saint Pierre au nord de la Martinique, nous traversons la baie de Fort de France dans trente à trente-cinq noeuds de vent, à plus de huit noeuds de vitesse au près, heureusement la mer est plate !

    Nous attendons encore une journée dans le bateau devant Saint Pierre sous les grains qu'une fenêtre nous permette de passer dans le canal de la Dominique. Nous nous lançons le samedi matin, la mer est très forte, plus de trois mètres, nous sommes toujours au près, nous avons de rafales de vent à presque quarante noeuds, nous sommes très secoués et mouillés. Nous arrivons vers dix-sept heures dans le grand mouillage de l'île et nous avons la surprise d'y retrouver nos amis de Vega, les Dominiques, en Dominique !

    Nous passons la soirée ensemble et ils nous disent être en attente d'une bonne météo pour rejoindre la Guadeloupe. Comme ils ont Internet, nous avons accès aux fichiers météo et elle n'est pas bonne pour le lendemain. Nous patientons sur le bateau, sans pouvoir descendre car nous n'avons pas fait notre clearance, et surtout notre annexe est dégonflée et repliée sur le pont. Le vent souffle fort au mouillage, nous prenons grains sur grains.

    Le samedi nous partons vers huit heures suivi par Vega, la météo annonce vingt à vingt-cinq noeuds. Nous passons la pointe nord de la Dominique et nous voilà pris dans un vent de trente à trente-huit noeuds, heureusement nous avons plus d'angle par rapport au vent et la mer est moins forte. Nous ferons la traversée de vingt-cinq miles vers la Guadeloupe en trois heures, soit plus de huit noeuds. Nous enregistrons aussi le record de vitesse depuis que nous avons le bateau, dix noeuds dix !

    Juste avant la pointe de Basse-Terre, nous enregistrons aussi notre record de vent quarante-trois noeuds, nous partons au lof plusieurs fois.

    Arrivés pour le déjeuner en Guadeloupe dans la petite marina de Rivière Sens, nous retrouvons nos amis de Tamouré. Nous regardons la météo, nous sommes très en retard pour rejoindre nos amis. Il nous faut encore trente heures pour rejoindre les British Virgin Islands où ils se trouvent. C'est faisable en partant lundi dans l'après-midi, mais un phénomène météo plus inquiétant se confirme. A partir du week-end suivant une dépression va se former au niveau des Bermudes, inverser le cours des alizés dans la zone et générer des vagues de cinq à six mètres du Nord. Nous ne savons pas dans quelle mesure nous pouvons nous abriter aux BVI si nous y allons. Surtout nous ne pourrons pas rejoindre Saint Domingue où nous avons rendez-vous avec la famille de Constance la semaine suivante. La mort dans l'âme, nous prenons alors la décision de ne pas nous rendre aux BVI, nous ne pourrons pas voir nos amis Claire et Guillaume. Les enfants sont vraiment très déçus. Nous sommes absolument désolés, ces derniers jours de remontée ont été tellement fatigants et stressants. Nous avons bien essayé d'être à l'heure, sans non plus risquer de se blesser ou de trop casser le bateau. Mais la météo en a décidé autrement.

    A la marina, nos amis de Vega font appel à un voilier pour réparer leur capote. Nous lui demandons son avis sur les déchirures de notre bande anti-UV de notre génois, il nous conseille immédiatement de ne pas continuer à naviguer ainsi. En plus de la bande anti-UV, le droit-fil est aussi arrachée, le nerf de chute est donc complètement libre et risque de déchirer la voile en fouettant. L'oeillet du point de drisse de la grand-voile est aussi en train de lâcher, il faut absolument réparer avant que cela ne devienne grave.

    Nous regrettons vraiment de ne pas avoir pu honorer notre rendez-vous. Mais il est plus raisonnable de nous reposer et de réparer notre bateau.

     

     

    Voici la vidéo du carnaval et de la remontée.

     

     

     

     

     

     

     

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