A family of five, travelling one year on a beatiful 33 years old boat, she's 45 foot long and we called her : Gytan.

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    Ténérife et la traversée vers le Cap Vert

    December 7, 2017

    Ténérife.

    La marina de Santa Cruz est en plein coeur de la ville, ce qui la rend très agréable. Une atmosphère particulière règne à Santa-Cruz, le charme d’une ville coloniale mêlé à l’effervescence d’un grand port de commerce où la douceur de vivre semble pourtant dominer. Les rues ombragées sont piétonnes pour la plupart, avec des terrasses de cafés. On croise des arbres imposants, d’essences tropicales, au feuillages luxuriant. Du bateau à notre arrivée nous longeons l’auditorium.  Avec sa grande voile, il me fait un peu penser à l’opéra de Sydney. Nous nous promenons beaucoup dans la ville, prenant la passerelle du musée d’Art contemporain, le Tea, qui s’intègre parfaitement dans la cité, pour nous rendre au marché couvert de Notre-Dame d’Afrique.

     

     

     

    Nous quittons ma maman qui doit prendre un avion pour retourner sur Lanzarote où son vol pour Barcelone puis pour Paris l’attend ! La veille de son départ nous nous étions promenés dans les ramblas et avions trouvé un petit restaurant local dans la vieille ville. 

     

    Nous attaquons cette fois-ci, les choses sérieuses dès le début, les courses dans un grand super-marché qui nous livre directement à bord. C’est préférable, pour charger les vingt packs d’eau indispensables à notre périple de l’autre côté de l’Atlantique ! 

    Quand à nos soucis de haubans, cela ne semble plus être un problème à Santa Cruz. Un technicien passe peu de temps après notre arrivée dans la marina et parvient avec une énorme pince et un chalumeau à le resserrer. Il faudra en revanche attendre quatre jours pour qu’il trouve le temps de repasser - beaucoup de bateaux se pressent aux portes de l’Atlantique à cette saison - et cette fois-ci le ridoir demeure rétif. Notre technicien revient le lendemain avec un deuxième homme et change la pièce, qui n’est pas exactement la même que la précédente mais cela fait très bien l’affaire.

     

    Le temps se couvre et, chose rare au Canaries, il se met à pleuvoir. Nous saisissons cette occasion pour visiter le musée de la nature et de l’homme. L’endroit est génial. Les phénomènes volcaniques y sont expliqués de façon claire et l’on comprend comment les Îles Canaries ont émergé de l’océan chacune à leur tour. 

     

    Nous avions aperçu Dingo, le bateau des hollandais dans le port et passons leur rendre une petite visite. Nous leur proposons de retourner ensemble le lendemain au musée de l’homme car nous n’avions eu le temps que d’en visiter une petite partie. Gaston et Ysé sont super contents de montrer à Joël, Daniel et Boaz les momies des premiers habitants guanche de l’île. 

     

    Le lendemain, les hollandais nous proposent d’aller nous baigner au Parque Marítimo qui est aussi une création de César Manrique. Du parapet de la piscine qui domine la mer nous apercevons un bateau entrer dans la marina et reconnaissons Ying & Yang, le bateau de nos amis suédos-américains, James et Anna-Malin. Le soir tous le monde, hollandais et suédois viennent boire un verre à bord de Gytan. Ysé est ravie de retrouver Bubbles, le chien d’Anna-Malin et James, une petite boule de poils noire. Il paraît que cette race de chien était très appréciée à bord des bateaux, pour chasser les rats. 

     

    Nous louons une voiture et partons nous promener dans l’île. Nous nous rendons au point culminant, le Teide par une route qui longe la crête de la montagne et nous révèle des vues plongeantes sublimes sur la mer en contre-bas, ainsi que sur les hauteurs de l’île. Nous nous promenons dans le parc national du Teide. Au grand soulagement de Guillaume, il y a beaucoup trop de monde pour monter dans le téléphérique qui conduit au sommet à plus de trois mille mètres. De plus nous sommes déjà gelés et appréhendons la température, entre trois et cinq degrés, qu’il doit faire la haut.

    Dans le parc, bien qu’assez mal équipés, nous faisons une grande promenade autour des « Roques de Garcia » au milieu d’un paysage désertique et minéral. De grands rochers se dressent comme un canyon au milieu du désert avec des coulées de lave une peu partout.  Les roches sont marbrées de teintes ocres et parfois allant sur le jaune et le vert. Ce paysage incroyable a été façonné par les volcans, les glissements de terrain successifs et le vent…

    Les enfants prennent plaisir à marcher et grimper. Abel cavale bien cornaqué par Gaston. La marche nous réchauffe un peu.

     

     Avec nos amis hollandais, nous allons à La Laguna en tram. La ville a servi de modèle à La Havane et d’autres villes sud-américaines. Nous tombons en plein milieu d’une fête locale. Nous pensons au début au Carnaval, très important aux Canaries, mais les musiciens du cortège nous expliquent qu’il s’agit de la fête des troubadours, métier ou gagne-pain étudiant qui était très répandu dans le passé. Ce grand défilé d’ensembles musicaux célèbre cette tradition. Nous décidons de passer la soirée à la Laguna et débarquons dans une gargote tenue par un vieux Monsieur qui nous prépare en un temps record 10 hamburgers pas mal du tout à un prix défiant toute concurrence. Les enfants s’endorment dans le tram au retour.

     Nous allons également avec les Dingos à la plage de Las Teresitas, accessible en bus. C’est une plage bordée par des montagnes dorées puis par des palmiers. La mer y est calme et transparente. Las Teresistas est la seule plage de sable doré de Ténérife, elle s’est formée au fil du temps par le sable du Sahara apporté par les vents.

     

    La traversée vers le Cap Vert.

    Nous partons mardi après-midi avec nos amis de Dingo, après avoir déclaré notre sorti du territoire Espagnol à la police, document indispensable pour faciliter l’entrée au Cap Vert. Direction l’île de Sao Vicente.

    Le vent souffle de 5 à 10 noeuds du sud ouest, nous sommes donc au près pour sortir du canal entre les îles de Ténérife et Gran Canaria. Mais Gytan avance bien au près dans un petit air sur une mer plate. Je prépare un gâteau au chocolat pour le dîner, ce soir nous fêtons l’anniversaire de Constance.

    Vers 22 heures nous essayons de contacter Dingo pour les avertir de notre prochain virement de bord, ils ne répondrons pas. Nous virons donc et avons le vent qui adonne vers la route direct en forcissant légèrement, Gytan avance à près de 6 noeuds toute la nuit. 

     Le lendemain matin, nous avons perdu de vu Dingo, nous apprendrons plus tard qu’ils ont continué vers l’Est et Gran Canaria jusque minuit avant de virer et ont eu beaucoup moins de vent le reste de la nuit. Nous sommes obligés de démarrer le moteur mercredi matin car nous sommes entrés dans la zone sans vent, nous mettrons 48 heures au moteur pour la traverser. La première journée, Constance nous prépare une tarte aux pommes excellente, l’objectif était un crumble mais la chaleur en a décidé autrement ; la pâte à crumble s’est agglomérée pour faire une pâte et non des miettes. Elle nous fait également ses excellents yaourts au dulce di lecche (confiture de lait dans le fond du yaourt).

     

    Le jeudi est une journée sans vent du tout, nous sommes en plein milieu de la bulle, la mer est d’huile. D’après la météo, il nous faut descendre par 24° sud et assez dans l’est pour avoir du vent, nous continuons à nous écarter de la route orthodromique. Nous coupons le moteur dans la matinée, pour un petit bain par 3000 mètres de fond, vertigineux !! Et franchement inquiétant, nous sommes bientôt rejoints par un banc de dorades coryphènes qui tournent autour du bateau. Gaston et Ysé attrapent leurs masques et leurs appareils photos sous marins pour faire des films des poissons. Vous pourrez les voir dans la petite vidéo à la fin de l’article. Puis nous reprenons notre route au moteur. Plus tard, Constance aperçoit un objet marron sur l’eau, nous nous déroutons un peu, c’est une tortue qui piquera sous l’eau à notre approche.

    Le lendemain matin, du vent !!! Enfin, une petite brise, de 5 à 6 noeuds du nord est. Nous mettons le spinnaker et c’est parti pour une belle journée en route directe, sur une mer plate avec une petite brise qui va doucement augmenter. Nous rattrapons un voilier, le premier navire que nous voyons depuis le départ. Ils ne répondront pas à la VHF, nous les dépassons dans la journée. Le soir nous affalons pour passer sous génois tangonné, nous réussissons en famille une belle manoeuvre voile dans voile sans dégonfler le spi. Tous les soirs nous prenons la météo et nous recevons un mail des Dingos qui nous racontent leur journée, c’est devenu un rituel tout le monde prend place dans le cockpit et écoute le mail en anglais d’abord, puis nous traduisons et enfin nous leur répondons. Aujourd’hui, ils ont vu une tortue eux aussi, peut-être la même que nous hier, ils réfléchissent aussi à partir directement sur le Surinam car ils n’ont pas fait de moteur comme nous et sont restés 2 jours complètement encalminés. En fin de journée, nous attrapons notre première dorade coryphène, mais elle se détachera au moment d’être hissée à bord, c'est une grosse déception pour Gaston.

    Samedi, le vent monte et la mer aussi, nous sommes sous génois tangonné, sur une houle croisée, c’est assez inconfortable, vers midi nos lignes mordent en même temps, 2 dorades coryphènes, nous relâchons la plus petite et faisons 4 beaux filets de la seconde. Nous la dégustons en carangue (panée avec du thym et de l'ail) et en sashimi. Vers 16 heures nous recevons la visite d’un beau banc de dauphins, ils resteront pendant près d’une demi heure à jouer autour du bateau et à faire de jolies cabrioles tout autour, c’est vraiment un moment magique, tout l’équipage est sur le pont à crier et siffler à chaque saut.

     

    Dimanche, le vent souffle bien, nous avons 20 à 25 noeuds toujours dans le nord est, la mer est forte et les vagues croisées rendes la vie à bord franchement dure. Nous avançons à plus 6,5 noeuds avec des surfs à plus de 8 noeuds. Nous roulons un peu de génois pour mettre un peu moins de pression dans le pilote qui consomme beaucoup d’énergie. Une des batteries à fait sauter sa cale et écraser son câble du négatif, mais cela à l’air de ne pas l’avoir affectée car vers 15 heures nous avons toute la charge. 

     

    Lundi, toujours du vent et de la mer, nous faisons beaucoup de distance, plus de 150 miles en 24 heures, le soir nous nous apercevons, que la charge des batteries diminue fortement, nous ne parvenons plus à les recharger, nous sommes obligés d’allumer le moteur pour maintenir le voltage. Nous barrons presque toute la journée, rien à faire les batterie ne montent plus à plus de 70%. Nous avons un problème d’énergie.

     

     Mardi matin à 7 heures, terre en vue ! Le vent souffle moins et la mer diminue, Nous passons dans le canal entre Sao Vicente et Santo Antao, des îles très montagneuses et désertiques. Nous nous amarrons à 10 heures locale à Mindelo.

     

    Ci-dessous la vidéo :

     

     

     

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