A family of five, travelling one year on a beatiful 33 years old boat, she's 45 foot long and we called her : Gytan.

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    Graciosa et Lanzarote aux Canaries

    November 23, 2017

     

    A Graciosa, nous rencontrons beaucoup de monde sur les pontons. James, bien sûr que nous retrouvons pour échanger en direct sur cette traversée mais aussi Jean-Phi, un ancien moniteur de l’école de voile que Guillaume a connu quand il était moniteur lui-même.

    L’île nous séduit immédiatement. Toutes les routes sont en sable. Juste à côté de la petite marina dans le port de Caleta de Sebo se trouve une petite plage aux eaux claires dans lesquelles nous plongeons avec délice. L’eau nous semble plus chaude qu’au Portugal oú elle n’était tout de même pas si froide en cette fin de saison, aux alentours de 19-20°. 

    Le soir James nous retrouve à bord de Gytan pour le dîner. La soirée est très agréable. James nous fait rêver en nous parlant des grands espaces américains, dans le Colorado, d’une vie proche de la nature, où l’on sait se saisir de tout ce qu’elle peut nous donner ; il nous fait découvrir aussi une technique pour cuire le poisson sur la plage que nous espérons bien mettre en pratique !

     

    L’île de Graciosa ne dévoile pas tout de suite ses mystères, le vent se lève, lui donnant avec ses petites maisons blanches, un air de ville saharienne en pleine tempête de sable. Impossible de faire trois pas sans en avoir plein les yeux.

     

    L’après-midi tout de même, cela se calme et nous pouvons nous promener un peu. Jean-Phi nous invite à bord de son bateau pour l’apéritif puis nous partons dîner dans l’un des petits restaus du port, les pieds dans le sable. Il y a beaucoup d’ambiance et de musique. Il semble que les habitants de Lanzarote viennent passer le week end à Graciosa et se retrouvent entre amis.

     

    Nos voisins sont hollandais et naviguent sur Dingo, un bateau à bord duquel ils ont voyagé pendant cinq ans avec leurs trois garçons. Nos enfants, à peu près du même âge, partent ensemble en expédition avec masques et tubas. Graciosa est une réserve naturelle et de très nombreuses espèces de poissons sont visibles. Les enfants sont ravis, ils découvrent une vie sous-marine très riche et commencent à comprendre l’intérêt de l’anglais. L’aîné des trois garçons hollandais, Boaz, qui a onze ans le parle très bien mais les nôtres quasiment pas. Ce n’est pas très grave car ils se comprennent sur l’essentiel, la pieuvre qu’ils viennent de d’apercevoir dans le creux d’un rocher.  

     

    L’île se découvre très bien à vélo. Malheureusement, aucun loueur ne semble avoir de siège enfant pour Abel ! Tant pis, nous prenons deux VTT pour Gaston et Ysé et enfilons nos chaussures de rando.

    Abel, après quelques pas monte dans le sac à dos, qu’il est ravi de retrouver et nous partons pour la plage de Las Conchas, située tout au nord-ouest. Les enfants pédalent loin devant mais nous les rattrapons vite car ils ont quelques problèmes avec leurs vitesses et la route sablonneuse. Il n’y a pas d’ombre, Abel pèse son poids et plusieurs cyclistes chanceux s’amusent à nous dépasser ! Nos efforts sont malgré tout récompensés, le paysage, vallonné et désertique s’offre à nous, dans toutes les teintes, ocre, rouge, noir de la terre volcanique. L’arrivée sur la plage est impressionnante. Un immense îlot domine la plage. La mer entre les deux est encadrée de roches noires qui font ressortir les nuances de turquoise de ses flots agités. La baignade y est fortement déconseillée, les vagues sont hautes et l’on perd tout de suite pied. Difficile de résister, surtout quand on a eu très chaud. Je rejoins dans l’eau des Espagnoles sympas qui me montrent l’endroit où l’on peut barboter sans trop de risques. Les enfants trouvent des mares qui leur font des piscines naturelles. 

     

    Nous partons le lendemain pour Lanzarote, la grande île voisine. Nous voyons à peine s’éloigner les rives de Graciosa, que tout à coup, Otto, notre pilote tombe en rade. Un message d’erreur s’affiche quoi que nous fassions : « Courant instantané trop important », énigmatique et très inquiétant ! Nous devrons barrer jusque Playa Bianca où nous voulons accoster. Nous parvenons sans problème à notre destination, la marina de Rubícon, en longeant les côtes minérales et volcaniques de Lanzarote. A notre arrivée, nous retrouvons un bateau copain, le catamaran Luna Bay 2, connu à Portimão au Portugal, avec qui nous étions partis vers les Canaries mais que nous avions rapidement perdu de vue. Nous passons un soirée très sympa avec eux. Les enfants aussi sont ravis de se retrouver.

    Le lendemain, Guillaume contacte le papa d’Otto, la société NKE en Bretagne. Conclusion, il faut vérifier les branchements. En effet le calculateur de notre pilote est tombé de son socle dans la cale machine. Après vérification de toutes les cosses, une seule connexion présente un peu d’oxydation, l’entrée du moteur électrique du vérin. Du coup Guillaume passe l’après-midi entière dans la soute du moteur à démonter la pièce tandis que je lui passe les instruments et maintiens le réservoir d’huile à la verticale pour ne pas avoir à purger le système. Nous changeons les charbons, pièces d’usure de ce genre de moteur, vérifions la connexion électrique et nettoyons les pièces de toute l’oxydation. Dans la soirée nous faisons des tests, mettons le pilote en route mais au bout de quelques instants l’erreur 09 réapparaît ! 

    D’après les fabricants de la pièce, que nous contactons ensuite, il faut changer le moteur électrique de la pompe hydraulique. Nous avons de la chance ils ont un grossiste en Espagne et le chantier naval de Playa Blanca peut la commander pour nous.

     

    La santé du pilote nous tient en haleine pendant pas loin de quinze jours ce qui ne nous empêche tout de même pas de visiter la très belle île de Lanzarote.

    Nous commençons par le Mirador des Rio, situé au sommet de la montagne qui domine Graciosa. Cette montagne même qui nous a fait l’effet d’une masse noire un peu menaçante lors de notre arrivée de nuit. Le site créé par César Manrique, qui a oeuvré en tant qu’artiste et architecte pour préserver l’île de la construction intensive et lui a permis de garder son unité, est impressionnant. La vue sur les îles est magnifique et l’endroit à l’architecture futuriste Années 70 très réussi.

    Nous enchaînons sur la Cuevas de Los Verde, grotte formée par une coulée de lave dont le sommet s’est solidifié tandis que la lave continuait à s’écouler en laissant un tunnel derrière elle. Ce site, mis en lumière et en musique, est fascinant. Nous apprenons que les habitants de l’île venaient s’y réfugier pendant les attaques meurtrières des pirates venus du Maroc. Cela nous conduira à visiter le musée de la Piraterie, situé dans un fort protégeant la villes coloniale de Teguise. Les enfants sont ravis de découvrir les profils des nombreux pirates qui ont sévi à Lanzarote mais ils y découvrent aussi l’histoire de l'amiral Nelson qui a perdu son bras lors de la bataille de Santa Cruz. En 1797, les anglais menés par Nelson tentent de s’emparer de ces îles espagnoles au profit de la couronne britannique mais ne peuvent l’emporter face à la résistance canarienne et essuient une grosse défaite à Santa Cruz de Tenerife.

     

     

    Nous visitons d’autres sites créés par César Manrique, comme les Jaime Del Agua et le Jardin des Cactus, espaces magnifiques et très agréables.

    Nous finissons par une petite promenade à dos de dromadaire dans le parc du Timanfaya pour voir les nombreux volcans. Les dromadaires ont été introduits dans l'île pour l'agriculture - rendue possible par la poudre de roche volcanique qu'il a fallu transporter. En effet il ne pleut quasiment pas à Lanzarote et cette poussière noire encerclée par des petits murets de pierre permet de maintenir le sol à une température constante et d'absorber la moindre goute de rosée pour l'empêcher de s'évaporer.

     

    Peu de temps avant de recevoir la pièce du pilote, ma maman nous annonce son arrivée. Nous allons la chercher à l’aéroport d’Arrecife et passons quelques jours très agréables avec elle. Nous poursuivons le rythmes habituel, CNED le matin et mer l’après-midi, alternant les plages de sables de sable noir et doré. 

    Nous avons cependant encore un souci. Profitant de cette halte pour faire retendre nos haubans, nous découvrons que l’élément métallique (ridoir) qui permet de les régler est totalement coincé. Aucun dé-grippant ne semble en venir à bout, nous devons donc changer la pièce. Là encore il faut quelques jours pour vérifier si elle n’est pas disponible quelque part, au chantier de notre marina ou ailleurs… Le lundi, on nous annonce qu’il faut nous rendre à Tenerife où elle semble se trouver. Nous partons dès le lendemain pour Santa Cruz, ma Maman doit donc reprendre un billet d’avion pour repartir de Tenerife… 

     

    Nous quittons la marina de Lanzarote aidés par nos voisins français, un couple de voyageurs très sympas mais au moment crucial, la mise en marche du pilote, nous avons une grosse frayeur, l’erreur 09 est de retour ! Nous relançons tout le système et ouf, cela semble tenir ! La traversée est très agréable même si nous sommes un peu ballotés par de grosses vagues. Nous prenons le premier quart ma Maman et moi et Guillaume la suite. Le ciel est magnifique mais il fait encore un peu frais. Le matin nous mettons en place les lignes. Ysé est la première à voir une chose noire remonter avec quelques petites éclaboussures. Nous avons pêché une bonite, un peu plus petite que la précédente. Elle sera tout de même délicieuse en sashimi avec un peu de sauce soja pour l’apéro. Peu de temps après nous avons une visite surprise… que je nous vous laissons découvrir à la fin de la vidéo ci dessous :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

      

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